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1°) Les différents organismes de protection |
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a) ZNIEFF
Lancé en 1982, l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. On distingue 2 types de ZNIEFF :
les ZNIEFF de type I : secteurs de grand intérêt biologique ou écologique ;
les ZNIEFF de type II : grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes.
L’inventaire ZNIEFF concerne progressivement l’ensemble du territoire français (Métropole, près de 15000 zones : 12915 de type I et 1921 de type II, Outre-Mer, milieu terrestre et marin).
Une modernisation nationale (mise à jour et harmonisation de la méthode de réalisation de cet inventaire) a été lancée en 1996 afin d’améliorer l’état des connaissances, d’homogénéiser les critères d’identification des ZNIEFF et de faciliter la diffusion de leur contenu. 2004, près de 2000 ZNIEFF ont été modernisées et validées au plan national sur 3 régions (Limousin, Normandie, Champagne-Ardenne).
Cet inventaire est devenu aujourd’hui un des éléments majeurs de la politique de protection de la nature. Il doit être consulté dans le cadre de projets d’aménagement du territoire (document d’urbanisme, création d’espaces protégés, élaboration de schémas départementaux de carrière….).
b) UNESCO ( Avec le cas du Mont Perdu )
Le massif du Mont-Perdu est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
au double titre des valeurs naturelles et des valeurs culturelles.
176 Etats adhèrent à la convention du 16 novembre 1972 concernant la protection et la mise en en valeur du patrimoine naturel et culturel.
Les sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial témoignent de qualités si exceptionnelles que "leur perte ou dégradation constituerait un dommage irréparable pour le monde entier". Ces sites participent aux valeurs universelles et leur sauvegarde intéresse toute l'humanité. Ils sont, en outre, les exemples les plus significatifs du patrimoine culturel et naturel qu'ils représentent.
En 1997, l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture) a classé au patrimoine mondial de l'humanité une partie des deux parcs nationaux des Pyrénées (France) et d'Ordesa et du Mont Perdu (Espagne) dans la région du massif du Mont Perdu : vallée d'Ordesa, Anisclo, Escuain, Pineta et des cirques de Gavarnie, Estaubé, Troumouse, Barroude. La grande valeur de ce territoire est ainsi reconnue mondialement au titre naturel mais aussi au titre culturel.

Le massif transfrontalier du Mont-Perdu est inscrit sur la liste du patrimoine mondial depuis le 6 décembre 1997, au double titre de "paysage naturel" et de "paysage culturel".
Le massif calcaire du Mont-Perdu présente un certain nombre de formations géologiques classiques telles que des canyons profondément creusés et des cirques spectaculaires. C'est également un paysage exceptionnel avec des prairies, des lacs, des grottes, des montagnes et des forêts. De plus la région présente un grand intérêt pour la science et la conservation.
Le massif transfrontalier du Mont-Perdu qui rayonne sur les deux versants -français et espagnol- des Pyrénées, est centré sur le pic du Mont-Perdu, massif calcaire qui culmine à 3.352m.
L'espace ainsi consacré compte 30.369 hectares. Au Sud, en Aragon, 20 134 hectares comprennent la zone centrale du Parc national d'Ordesa et une large part de sa zone périphérique de protection, incluant notamment 3 200 hectares de la réserve de chasse nationale du Vignemale, ici complétée par une réserve biosphère du programme MAB de l'UNESCO.
Au Nord, dans le département des Hautes-Pyrénées, 10 505 hectares de site classé, dont 7 451 se confondent avec une portion importante du Parc national des Pyrénées occidentales.
En ce qui concerne les valeurs culturelles, le Comité a inscrit le bien au titre des critères (iii), (iv) et (v): la zone Pyrénées Mont-Perdu entre la France et l'Espagne offre un paysage culturel exceptionnel qui allie la beauté panoramique à une structure socio-économique qui a ses racines dans le passé et illustre un mode de vie montagnard devenu rare en Europe.
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l'évolution du concept même de patrimoine mondial.
Jusqu'à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. Avec l'adoption de la version révisée des Orientations, il n'existe plus qu'un ensemble unique de dix critères.
Critères de sélection :
- représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain ;
- témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;
- apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue;
- offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;
- être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;
- être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères);
- représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;
- être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;
- être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;
- contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes.
Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.
Le Délégué de la République de Corée a fait la déclaration suivante: "La République de Corée est très sensible à tout ce qui est de nature conjointe et transfrontalière. Elle ne peut s'empêcher d'avoir une admiration non seulement pour la beauté du paysage culturel mais surtout pour celle de l'esprit de l'entente cordiale des deux communautés différentes de France et d'Espagne".
Les critères naturels :
(i) exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification.
(iii) phénomènes naturels ou [...] aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelle.
Les critères culturels:
(iii) témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue
(iv) exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou de paysage illustrant une ou des période(s) significative(s) de l'histoire humaine.
(v) exemple éminent d'établissement humain ou d'occupation du territoire qui soit traditionnel et représentatif d'une culture (ou de cultures), surtout quand il devient vulnérable sous l'effet de mutations irréversibles.
Huit villages de haute-montagne -une partie de leur territoire communal étant dans le périmètre du patrimoine- sont directement concernés par la gestion et la protection de ce bien humanitaire. En France: Aragnouet, Gavarnie, Gèdre. En Espagne: Bielsa, Fanlo, Puertolas, Tella-Sin, Torla.
Ce massif est également un paysage pastoral qui reflète un mode de vie agricole autrefois répandu dans les régions montagneuses d'Europe. Il est resté inchangé au XXème siècle en ce seul endroit des Pyrénées.
c) L’ONF en collaboration avec le RTM
L'Etat a confié à l'Office quatre grandes missions d'intérêt général :
La protection
- du territoire par la gestion des risques naturels
- de la forêt par la création de réserves naturelles et biologiques
La production en conjugant les exigences économiques, écologiques et sociales.
L'accueil du public par les aménagements, l'information et la sensibilisation à l'environnement.
L'activité de "partenaire naturel" au service de tous les responsables de milieux naturels (au plan national et international)
L'ONF gère directement pour le compte de l'Etat et des Collectivités Locales plus de 12 millions d'hectares de forêts et d'espaces naturels d'une grande diversité :
4,4 millions d'hectares de forêts tempérées en métropole, dont :
1,75 millions d'hectares de forêts domaniales
2,7 millions d'hectares de forêts de collectivités locales
Ainsi que 7,6 millions d'hectares de forêts tropicales dans les DOM :
Guadeloupe : 40 000 Ha. - La Réunion : 99 000 Ha.
Martinique : 15 000 Ha. - Guyane : 7 500 000 Ha.
L'ONF gère ainsi une grande diversité d'écosystèmes forestiers métropolitains ou d'outre mer :
- forêt de plaine
- mangrove
- forêt méditerranéenne
- forêt dense
- forêt de montagne
Mais il veille également sur des habitats naturels associés à la forêt, tel que :
Ces espaces représentent 534 000 Ha. soit 12% des surfaces gérées par l'ONF :
L'ensemble de ces espaces abrite une grande diversité biologique. L'ONF mène des programmes d'études pour favoriser le maintien de cette biodiversité.
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